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Affiche - Avis - Autorités d occupation

[Ordonnance des familles ; Sippenhaft] Après avoir observé l attitude de la population Française en zone occupée&

P. 10 juillet 1942 1942 Affiche bilingue (74 x 108) bilingue, sur fond jaune. Accroc en tête de la mention française Avis . Pliures. En l état.

La peine des famille (die Sippenhaft) qui pose le principe de l extension des représailles aux proches des auteurs d attentat ou de sabotage, ordonnance prise par Oberg, SS Brigadeführer, chef supérieur de la SS et de la Police. Seul son titre figure au bas de l affiche. Sa diffusion a donné lieu à un conflit avec Stûlpnagel, qui jugeait l ordonnance excessive : cette première affiche placardée fut lacérée sur son ordre, puis remplacée par de nouveaux spécimens après l arbitrage de Himmler, qui donne raison à son subordonné. La seconde affiche porte la signature d Oberg. Il manque le chapeau Avis , dont nous supposons qu il fut détourné, peut être à meilleurs fins.

Catalogue

Crimes hitlériens. Grand-Palais. Exposition du 10 juin au 31 juillet 1945

Sn 1945 In-4 agrafé (21 X 27 cm), (32) pages. Impression en rouge et noir, photographies en noir. Une reproduction de l affiche de l exposition et un plan schématique de l exposition. Pliure centrale.

En mai 1945, sous l autorite d Henri Frenay, le Service d Information des crimes de guerre du Capitaine Billiet met en place cette exposition qui est inaugurée alors que les convois de prisonniers et deportes arrivent dans la capitale. C est un choc et le retentissement est enorme : près de 487 000 personnes se deplacent. L entree est interdite aux jeunes de moins de seize ans. La présentation est dépouillée, les panneaux sont accroches a des barres d echafaudages et sur du grillage le long de murs nus. Pour la premiere fois, la politique planifiee d extermination des juifs est affichee, une salle est consacrée à la documentation des crimes nazis contre les Juifs français. Sont communiqués les listes des rafles parisiennes, dont celle du Vel d Hiv en 1942, des arrestations en province, et des convois partant de Drancy, la chronologie de l internement des Juifs dans les camps de Pithiviers, Beuane-la-Rolande, Drancy, dans la zone occupée et à Gurs dans le sud-ouest de la France sous la domination de Vichy. Les cliches sont ceux pris par les correspondants de guerre des forces alliees (principalement ceux d Eric Schwab) aux camps d Auschwitz, Buchenwald, Majdanek, Ohrdruf, Ravensbruck. Les photos des massacres en France (dont celui d Oradour) ont ete realisees par la Resistance ou des particuliers. A l ecart, la salle de cinema diffuse l actualite de l avancee des troupes alliees, et les premiers reportages filmes pris par les correspondants de guerre entrant dans les camps avec les militaires. Les visiteurs viennent aussi avec l espoir de retrouver sur les photos la trace d un proche disparu.

Collectif

La Gestapo. Documents.

Presse-Expansion (1 janvier 1946) 1946 Brochure in-4 agrafée, 12 pp. Texte sur 3 colonnes. Nombreuses illustrations photos.

Le singulier tableau d une Gestapo corrompue, omnipotente, finalement responsable de l échec de la révolution nationale socialiste. In-fine, l auteur, anonyme (ex-PPF ?) dénonce sa complicité dans l assassinat de Doriot.

Le Patriote

Atrocités nazies en France

Lyon, sd (1945) 1945 In-4 agrafé, 20 pp. Illustrations à toutes pages en noir. Couverture fanée, petit manque au bas du second plat.

Quotidien Lyonnais du Front National. Préface de Yves Frage et de Pierre Mazel.

[Manouchian, Missak - FTP-MOI]

L armée du crime

slnd [Berlin, janvier 1944] 1944 Brochure in-4 (23 x 30 cm), agrafée. 16 pages. Impression rouge et noire, nombreuses photographies en noir. Papier un peu bruni. Petit manque en tête de la couverture, menus effrangements, néanmoins bon exemplaire.

Rare brochure de propagande nazie contre le Groupe Manouchian et ses camarades du FTP-MOI, imprimée et diffusée en janvier 1944 concomitamment à la fameuse Affiche rouge, avec les photographies des « bandits » et la liste de leurs crimes. Les groupes de Manouchian ont accompli près de trente opérations dans Paris du mois d août à la mi-novembre 1943. Ils sont démantelé mi-novembre. Missak Manouchian, torturé, et vingt-trois de ses camarades sont livrés aux Allemands de la Geheime Feldpolizein (GFP) qui exploitent l affaire à des fins de propagande. Le tribunal militaire allemand du Grand-Paris juge 24 des résistants arrêtés, dont Manouchian. Une parodie de procès se tient le 19 février à l hôtel Continental en présence des journalistes. Dix des prévenus sont sélectionnés pour la composition de l Affiche rouge, sur laquelle apparaît l expression «l armée du crime». Le 21 février 1944, les vingt-deux hommes du groupe des condamnés à mort sont fusillés au Mont-Valérien. L Affiche rouge, placardée sur les murs de Paris par l ennemi, produit l effet contraire à celui escompté : elle devient l emblème du martyre.

Prison de la Roquette - Rapport

État sanitaire des détenues politiques à la Roquette depuis un mois environ

10 février 1944 1944 4 feuillets tapuscrits sur pelure (21 x 27), 4 pp. Faible impression.

Rapport non signé sur l état dégradé de l infirmerie de la Petite Roquette qui regroupe en particulier toutes les femmes prévenues politiques en instance de jugement dans la région parisienne. Mauvais traitements au dépôt, avant l arrivée, liste des maladies contractées, situation de l infirmerie (27 lits), conditions d admission, carences des soins (administrés par des détenus de droit commun désignés infirmières), sous estimation des symptômes, etc.

Rafle de Clermond-Ferrand

Récit de la rafle à l université de Clermont-Ferrand le 25 novembre 1943, avec la liste « verbale » des noms des individus recherchés.

[21 décembre 1943] 1943 3 feuillets manuscrits, 21 x 27, crayon et rehauts à l encre & 15,5 x 31, (5) pp. Pliures et effrangements, grande fragilité.

Le récit des événements, établi le 21 décembre 1943 d après le texte, par un témoin anonyme, selon toute vraisemblance Gabriel Maugrain, le doyen de la Faculté des Lettres de Strasbourg, alors repliée à Clermont Ferrand. La liste verbale jointe semble de la même main. Le matin du 25 novembre 1943, la Gestapo, avec près de 200 fusiliers de la Luftwaffe, encercle le bâtiment Carnot de l Université de Clermont-Ferrand en plein cours. L objectif est d arrêter dix-sept professeurs et étudiants identifiés comme résistants, les doyens des facultés, mais également tous les étudiants Juifs et étrangers ; aussi de débusquer des armes. Georges Mathieu, un étudiant en lettres transfuge de la Résistance, aide la Gestapo pour le filtrage. C est la plus grande rafle jamais connue dans une université française, elle conduira à l arrestation et à la déportation d une centaine d étudiants catégorisés juifs ou étrangers et de résistants. D une écriture précipitée et difficilement lisible, la chronologie est précise : l irruption dans les bâtiments, son évacuation, l assassinat du Pr. Collomp, les triages successifs, à l Université puis à la caserne du 92e régiment d infanterie de Clermont-Ferrand, qui sert de prison au Sipo-SD, le sort de certains et le bilan chiffré à la date du 20 décembre. On joint une copie du témoignage du doyen Gabriel Maugrain, en 1947 pour un Mémorial de la Faculté des lettres de l Université de Strasbourg qui recoupe assez largement ce témoignage inédit et poignant provenant des archives de René Maublanc ((1891 - 1960), membre du comité du Front national universitaire et rédacteur en chef de l Université libre. Il recueillait les informations du corps enseignant pour les diffuser dans sa feuille clandestine.

Schötker, A.

Trois mois et demi à Montluc 12 mai - 24 août 1944. Souvenirs d un rescapé

Lyon, imp. des Missions africaines 1944 In-8 agrafé, 29 pp.

« Avec d utiles renseignements pour les familles de disparus » L auteur n indique pas les raisons de son arrestation. Il est détenu dans le « Magasin » où s entassent près d une centaine d hommes. Il livre les conditions de vie et le sort des hommes qu il côtoie. Un passage est consacré au sort des juifs, isolés dans un baraquement, qui seront déportés ou exécutés au cours du mois d août. Schötker, évacué le 23 août vers une destination inconnue, pour fuir à l occasion d une fusillade visant la colonne allemande.

Tillon, Germaine] Le Genre Humain N° 59 -

Chanter, rire et résister à Ravensbrück - Autour de Germaine Tillion et du Verfügbar aux Enfers

Seuil 2018 In-8 broché, 272 pp.

Tract - Résistance

Le 22 octobre 1941, à Chateaubriand les boches fusillaient 50 français Le 22 octobre 1943, journée de lutte,

Union des syndicats de la région parisienne 1943 Feuillet imprimé (23 x 30,5), illustrations photos, recto. Brunissures marginales. Pliure.

Second anniversaire des martyrs de Chateaubriand. Appel à une journée de lutte. Jean Pierre Timbaud, Jules Vercruysse, Jean Poulmarc h et Charles Michels étaient cadres CGT emprisonnés en octobre 1940, Pierre Sémar dès l interdiction du Parti Communiste en octobre 1939. L Union des syndicats de la region parisienne est controlee par les communistes.

Tract - Résistance

Les Morts accusent. Lucien Sampaix et Gabriel Péri, fusillés par ordre de von Stülpnagel le 15 décembre 1941 font le procès des bandits hitlériens.

(S. l.), [s. d.] [Parti Communiste, janvier 1942] 1942 In-12 agrafé, 24 pp. Deux portraits photos. Lég. fané.

Biographie des deux martyrs et compte rendu de l audience de la 12e Chambre correctionnelle de la Seine, le 28 juillet 1939 contre Lucien Sampaix, secrétaire général de L Humanité, poursuivi pour une série d articles dénonçant l influence d Otto Abetz dans la presse française. Avec la déposition de Gabriel Péri, alors vice-président de la Commission des Affaires étrangères (procès conclu par un acquittement). On sait l activité de l imprimeur Maurice Gleize pour sauver Gabriel Péri et Lucien Sampaix. Il a sans doute réalisé cette brochure.

Ville d Argenton Creuse - Souscrcription

Souscription pour l érection du monument [Massacre du 9 juin 1944]

Municipalité d Argenton sur Creuse, janvier 1947 1947 Imprimé (21 x 27), recto. Monument figuré.

Récit du massacre d Argenton sur Creuse, le 9 juin, de 70 habitants par une colonne de la division Das Reich.